Le Plan Maroc Vert

Plan Maroc Vert Premières perspectives sur la stratégie agricoleBulletin

    «Le Maroc Vert» de Mohammed VI
     
    Publié le : 21.04.2009 | 16h33

«Notre engagement est total et constant de veiller à l'aboutissement du «Plan Maroc Vert» et de donner un signal fort quant à la rupture structurelle qui s'impose pour que notre agriculture puisse gagner les paris de la modernisation, de la productivité, de l'intégration et de la compétitivité ». C'est ainsi que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a conclu le message qu'il a adressé hier aux participants aux Deuxièmes Assisses nationales de l'agriculture. On y mesure, en effet, la portée de l'engagement royal et, surtout, la volonté de relever le double défi de moderniser le secteur de l'agriculture et d'en faire un pilier du développement national.

Il convient de souligner, dans ce contexte, que l'agriculture marocaine de nos jours n'est plus celle que nous avons connue jusqu'ici. Par sa réorganisation, à laquelle le Souverain veille scrupuleusement, par les nouvelles modalités qu'il lui confère et les objectifs qu'il lui assigne, enfin au regard de son redéploiement stratégique, notamment dans le cadre du « Plan Maroc Vert », nous assistons à l'émergence d'une nouvelle, d'une autre agriculture. Elle porte le sceau de la modernité, mais s'inscrit dans une autre dimension : être l'un des vecteurs majeurs du PIB et de la croissance nationale, répondre à sa nouvelle vocation.

En lançant l'année dernière le Plan Maroc Vert, Sa Majesté le Roi a opéré une véritable « rupture » en termes de philosophie de développement, de restructuration d'un secteur vital et appelé – pour mieux assurer sa mission – à faire face à une vive concurrence, enfin au niveau même des ambitions du Maroc dont la vocation agricole exige qu'il soit au fait des innovations et à la mesure des ambitions proclamées. L'immense terre en friche que notre pays constitue bénéficie d'une part de potentialités objectives pour la valorisation agricole et, d'autre part, d'une longue expérience dans laquelle la technicité, alliée à une dynamique politique des barrages, favorise à coup sûr une croissance et une autosuffisance que beaucoup de pays nous envient. Sa Majesté le Roi a compris que l'agriculture ne saurait être soumise aux défis structurels que sont une pluviométrie irrégulière, des cycles capricieux de sécheresse qui sont de véritables aléas propres à entraver le développement de l'agriculture nationale, enfin un abandon à eux-mêmes des agriculteurs et des paysans sans schéma et sans espoir.

C'est dans cet esprit au demeurant que le Souverain réaffirme sa détermination à doter le secteur des moyens nécessaires à son essor et à valoriser ses atouts : « Plus d'investissements, souligne-gt-il, c'est une meilleure productivité, une valorisation accrue, moins de dépendance par rapport aux aléas climatiques, des emplois stables, un revenu élevé pour nos agriculteurs, et une meilleure sécurité alimentaire pour l'ensemble des Marocains ».

Le propos illustre un souci majeur : doter l'agriculture d'une vision, la recadrer dans une perspective de modernisation mais, et ce n'est pas le moindre trait, assurer de meilleurs revenus à ceux qui œuvrent dans le secteur, enfin garantir une sécurité alimentaire aux populations du Maroc. L'agriculture, ce n'est plus seulement ce cycle « primaire » des cinq cycles du développement mis en exergue dans les années soixante par cet économiste réputé qu'était Walt Rostow. Non plus celle sur laquelle s'est dessinée la première ébauche de cette Communauté économique européenne (CEE) regroupant six Etats : la France, l'Allemagne, l'Italie et les trois pays du Benelux, et devenue plus tard l'Union européenne.

Aux Etats-Unis, la culture intensive a illustré un immense champ d'ambitions, à la fois en termes de production, de consommation et d'exportation. Toutes proportions gardées, le Royaume du Maroc s'inscrit dans cette double exigence de modernité et de productivité. Le « Plan Maroc Vert » décline une vision, mais celle-ci devrait être confortée par l'implication de tous les acteurs de la vie nationale, par l'Etat mais aussi par le secteur privé qui peut et doit jouer le rôle de locomotive. Le secteur de l'agriculture ne cesse de connaître un développement exponentiel indiscutable, au plan national – c'est-à-dire de la sécurité alimentaire du Maroc – et de l'exportation. Il donne des motifs de satisfaction, au point que Sa Majesté le Roi estime de raison que « les importantes réalisations accomplies jusqu'à présent sont une source de motivation pour avancer avec une plus grande célérité et davantage d'efficacité.

Car il s'agit là d'un chantier majeur et vital, d'un processus ardu qui nécessite un travail de longue haleine, une large concertation et un partenariat fructueux ». Et ce n'est pas non plus par hasard que, dans la foulée, il rend hommage au département de tutelle en ces termes : « Nous nous félicitons en particulier de l'engagement fort du département de l'agriculture, son ministre et ses cadres, ainsi que de la mobilisation constructive dont l'agriculteur marocain n'a cessé de faire preuve avec une totale abnégation et le plus grand dévouement ».

L'économie de l'agriculture, mobilisant les institutionnels, les diverses catégories de professionnels, agriculteurs, paysans, les circuits de distributeurs et de transformateurs, est d'autant plus vaste qu'elle nécessite une cohérence et une complémentarité. Mais son nerf de la guerre reste l'investissement. Sa Majesté le Roi Mohammed VI en est d'autant plus conscient qu'il n'hésite pas à affirmer que « le plus grand défi, c'est de trouver le financement nécessaire et d'en repérer les sources potentielles, étant entendu que le déploiement des ressources de l'Etat - pour importantes que celles-ci puissent être –, ne peut porter les fruits escomptés que si le secteur privé s'implique dans ce chantier avec ses investissements solidaires et productifs ». Les importantes réalisations accomplies jusqu'à présent sont une source de motivation pour avancer avec une plus grande célérité et davantage d'efficacité. Car il s'agit là d'un chantier majeur et vital, d'un processus ardu qui nécessite un travail de longue haleine, une large concertation et un partenariat fructueux.»



Par la MAP

 

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